20/11/2013

Grande remise à plat du système fiscal? encore une diversion!





   




Grande remise à plat du système fiscal? encore une diversion!





La remise à plat du système fiscal - en 2015 - est  encore une diversion. La réalité c'est que les dépenses publiques et les impôts ne cessent de s'accroître. Les taux d'intérêt n'ont jamais été aussi bas, et le taux d'intérêt des livrets A de la caisse d'épargne passera de 1.75% à 0.75% l'an prochain.
L'état peut ainsi se financer par l'argent facile, créé par le cartel de la BCE et des banques et se servir gratuitement auprès des particuliers petits épargnants. Tout cela pour financer la gabegie de l'état, la BPI et des projets qu'il ne pourrait pas se payer si l'argent était à son vrai prix, fonction de la rareté réelle des ressources.

L'état est au pied du mur car il n'y a que 3 manières de financer les dépenses de l'état:

1: directement, par la fiscalité, c.a.d. en prélevant des ressources sur ses administrés; ces ressources sont limitées par la rareté; donc l'état doit limiter ses dépenses en fonction des capacités de contribution de ses administrés.

2: en créant de la monnaie papier par la planche à billets et par le crédit bancaire à réserves fractionnaires.

3: en empruntant sur les marchés, en compétition avec les autres demandeurs de financements,  à taux d'intérêt reflétant la valeur des projets financés et la préférence du présent pour l'avenir.

Le cartel des banques avec la BCE en tête crée de la monnaie, maintient les taux d'intérêt très bas, et permet ainsi à l'état de se financer "gratuitement" et donc de s'endetter indéfiniment. Tant que cette situation perdurera, l'état ne baissera pas ses dépenses. Les trois méthodes indiquées ci-dessus sont employées en France. La fiscalité a atteint les limites du supportable et la ralbolution s'installe. Les gouvernements successifs, gauche comme droite,  qui ont conduit à cette situation ont mis la France  au bord de l'infarctus. L'état obèse ne veut pas cesser de se sur-alimener; il faut que survienne l'attaque cardiaque pour l'obliger à se soigner. Ce n'est pas seulement la "grande remise à plat du système fiscal" qu'il faut mais une réforme profonde pour  libérer les forces de la société civile.