10/09/2013

La droite est nulle, la gauche est nulle, je vote nul!

La droite est nulle, la gauche est nulle, je vote nul! Dit un lecteur en commentaire sur mon blog pays de Fayence.

C'est bien la même vision des choses et des faits que j'ai. Cela veut dire que la société aujourd'hui a du mal à s'organiser dans un état pléthorique qui ne cesse de grossir, qui veut tout organiser et imposer en croyant bien faire mais avec des résultats de plus en plus contestés et mal vécus. Aucun système ne peut organiser la société en imposant sa vision des choses. On a vu ce que cela a donné en URSS! On le voit aussi partout, même aux États-Unis pays neuf où les européens sont partis pour échapper à la tyrannie. Car la société est composée de millions d'individus, qui se groupent en ménages, en entreprises, en associations... et qui font entre eux des milliards de transactions en permanence jour après jour.

Le système qui veut organiser tout cela ne fait que mettre des freins et créer des blocages. Et les tenants d'un système sont opposés par les tenants d'un autre système, les partis politiques adverses, les syndicats, les ATTAC, les intellectuels, les économistes atterrés... Ma vision c'est qu'il faut laisser la société libre. En réalité, elle s'organise toute seule car chacun en agissant pour atteindre des satisfactions et supprimer des dissatisfactions, ne peut pas le faire en nuisant aux mêmes objectifs chez les autres. La liberté est alors limitée par la responsabilité de chacun. Quand on se trompe, il faut qu'il y ait sanction et que l'on doive corriger pour faire mieux; que l'entreprise qui a pris de mauvaises décisions, la banque qui a fait de mauvais investissements.... disparaisse et soit remplacée par de meilleures.

C'est la taille de l'état qui est devenu  le problème de nos sociétés.

Une nuit du 4 août 20XX est-elle possible? L'histoire ne se répète pas! En 1789, il y avait une classe bourgeoise, notaires, avocats, artisans, petits fabricants, intellectuels attachés à la noblesse... tous ces gens ont pu se révolter contre les privilégiés de ce temps, la royauté, la noblesse et le haut clergé qui tournait autour du roi. Après les révolutions, ils ont créé le capitalisme bourgeois libéral qui a merveilleusement réussi en sortant l'Europe occidentale de la misère par la conjonction de la révolution industrielle commencée en Angleterre et de la révolution sociale commencée en France.

Aujourd'hui nous n'avons pas cela. Les privilégiés sont le système de l'état pléthorique (lien); ils changent tous les 5 ans à la faveur d'élections, un essuie glace politique. Il nous faut des élus qui aient le courage en 5 ans de faire des réformes radicales de libéralisation de la société, en oubliant le souci de leur ré-élection. Mais 5 ans c'est tellement court.

David Harvey, l'histoire du néo-capitalisme
Eric Hobsbawm Révolutions, capitalisme et empires

Les auteurs de ces livres sont des marxistes, mais leur description du capitalisme et du fonctionnement de la société me confirment dans ma vision des choses.